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Mar 15th

La France veut la lumière sur le sort de Charles Massi

La France a demandé jeudi aux autorités centrafricaines que toute la lumière soit faite sur le sort de l'ex-ministre et chef rebelle centrafricain, Charles Massi, qui serait mort, selon sa famille, des suite des tortures qu'il a subies en prison après avoir été livré par le Tchad à Bangui.

"Quel que soit l'engagement politique de ce dernier, rien ne pourrait justifier qu'il ait eu à subir de mauvais traitements. La France souhaite que le gouvernement centrafricain communique toutes les informations en sa possession afin que la lumière soit faite sur la situation de Charles Massi", a déclaré Bernard Valéro, le porte- parole du Quai d'Orsay, au cours d'un point de presse.

Selon un communiqué rendu public par ses proches, Charles Massi serait mort le 8 janvier dernier "des suites des tortures qu'il a subies" dans les geôles centrafricaines.

Charles Massi, âgé de 57 ans, plusieurs fois ministre sous le régime du président Ange-Félix Patassé entre 1993 et 2003 et de François Bozizé, dirige la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), une rébellion active dans le nord-ouest de la Centrafrique et le Forum démocratique pour la modernité (FODEM), son parti politique

Il aurait été enlevé le 19 décembre en Centrafrique dans une zone proche de la frontière avec le Tchad, "par des éléments tchadiens, camerounais et centrafricains", avant d'être livré à François Bozizé par le président tchadien Idriss Déby Itno, a indiqué sa famille.

L'ancien ministre centrafricain a été déjà arrêté en mai 2009 dans le sud tchadien par N'Djaména pour "tentative de déstabilisation d'un pays voisin", alors qu'il tentait d'aller en Centrafrique, selon les autorités tchadiennes. Il a été libéré le 8 juillet.

Paris - Pana 28/01/2010