Les scientifiques ont planché sur les dernières évolutions de la discipline dans la perspective d’une mise à niveau
Le premier congrès de neurosciences qui s’est tenue au Centre international des conférences a fait de Bamako la capitale mondiale de cette discipline car de grandes sommités du domaine ont répondu présent au rendez-vous
Les assises des neurosciences sur le thème “Unissons nos forces pour réduire le handicap mental et physique” offrent une opportunité de partages de données sur les dernières évolutions des disciplines médicales rattachées aux neurosciences comme la neurologie, la neurochirurgie, la neuroradiologie, la neurophysiologie et la neuroanatomie.
Au cours de ces assises, les scientifiques ont partagé leurs expériences et savoir-faire avec la jeune garde de médecins maliens et africains. Les différents aspects liés à des disciplines médicales ou biologiques en charge des aspects normaux et pathologiques des neurones et du système nerveux ont été développés par de grands spécialistes.
Les neurosciences évoluent constamment. Cet état de fait requiert une perpétuelle et utile mise à niveau pour les praticiens. Les rencontres scientifiques constituent une opportunité de renforcement des connaissances pour une prise en charge adéquate des pathologies.
Les participants ont, entre autres, recommandé que le congrès de Neurosciences soit institutionnalisé et pérennisé, que de tels congrès se tiennent tous les deux ans à Bamako au Mali, qu’un Centre de formation et de recherche dans le domaine des Neurosciences soit implanté à Bamako avec une vocation sous régionale, et que le gouvernement malien s’investisse dans le développement des Neurosciences au Mali et dans l’espace sous régional africain.
Dans son adresse de clôture, Oumar Ibrahima Touré dira : «Comme l’a si bien rappelé le Premier ministre à l’ouverture des travaux, il s’agissait pour vous de dégager des opportunités de coopération dans la perspective de disposer des ressources humaines et des infrastructures, permettant de réduire progressivement les écarts et de tourner le dos à l’expectative. Cela passe nécessairement par la formation des hommes, clef de voûte du système, la mise en place d’une structure à vocation sous-régionale dans le souci d’une mutualisation des ressources entre nos Etats, et le développement d’une approche multidisciplinaire. C’est dire que les recommandations que vous venez de nous livrer, guideront notre action parce que nous sommes convaincus de votre dévouement à la cause des populations. Parce que c’est ensemble, main dans la main, que nous parviendrons à vaincre l’ensemble des maladies neurologiques.»
Nouhoum Dicko
Stagiaire
Le Républicain du 20 novembre 2009
| < Prev | Next > |
|---|