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Océan indien Madagascar Transition-Madagascar: Des manifestations et ultimatums en suspens

Transition-Madagascar: Des manifestations et ultimatums en suspens

Politique-Madagascar - La nouvelle année n'a pas résolu les problèmes qui minent le cours de la Transition. Si le président de la Haute autorité de la transition, Andry Rajoelina, a décidé de renvoyer ses décisions sur les affaires nationales pour la cérémonie de présentation de voeux à Iavoloha, Ambohitsorohitra a rassuré que « les mesures liées aux affaires nationales seront abordées » lors de cette cérémonie qui devrait se tenir au cours de ce mois de janvier. Des enclumes pèsent cependant sur la Transition. Des cas non résolus ainsi que des ultimatums qui ont pris fin avec l'année écoulée. En général, des manifestations qui, d'après leurs auteurs, sont attendues à l'expiration de ces menaces, soit au cours de ce mois de janvier.

La mouvance Zafy n'a pas fait mystère de ses objectifs pour cette année, dont la libération des détenus politiques. Lalatiana Ravololomanana, une des leaders de cette mouvance, et Marcel Miandrisoa, chef de délégation de la même mouvance, ont précisé lors de leur ultime sortie médiatique de 2011, à la Villa Elisabeth, Ivandry, qu'« une manifestation serait à prévoir pour le mois de janvier ».

Et ce, en réponse à leurs multiples requêtes, dont, outre la libération des détenus politiques, la refondation du gouvernement et des autres institutions de la Transition, ainsi que le retour autour d'une table pour de nouvelles négociations pour la formation d'une « véritable Transition ». À cet effet, la date du 31 janvier avait été avancée pour la remise en liberté des supposés « détenus politiques ».

Chacun sa requête

La ministre de la Justice, Christine Razanamahasoa, a, lors d'une précision, lundi, mis en avant les procédures nécessaires pour une telle décision, affirmant notamment que « la Justice devrait respecter toutes les procédures ».

L'opposition, en général, et la mouvance Zafy ajoutée à la famille des détenus politiques, en particulier, n'en ont cure. Lalatiana Ravololomanana précise que « cette décision relève de la politique », écartant les procédures impliquant le Parlement de la transition.

Par ailleurs, le Corps des sous-officiers des Forces armées malgaches (Cosofam) menace également de se manifester pour ce mois de janvier afin de rappeler aux tenants du pouvoir de la Transition des promesses faites en 2009, sur la place du 13 mai.

Surtout que, d'un côté, leurs supérieurs hiérarchiques leur auraient promis « d'attendre le discours du nouvel an du président de la Transition ». De l'autre, des confidences avancent que des barons galonnés du régime ont rejoint la cause du Cosofam dernièrement afin de le soutenir dans sa lutte.

La dégradation de l'opposition entre le Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM) et la Police, renvoyée à la mi-janvier, plane toujours autant sur la Transition.

Les responsables ont beau affirmer que l'enquête continue, la plupart attendent une implication plus tranchante d'Andry Rajoelina dans l'affaire, dans un sens comme dans l'autre.

Le prochain discours de ce dernier s'annonce ainsi décisive dans la mesure où il devrait trancher sur la question. Des mesures d'apaisement sont toujours possibles, d'autant plus que le locataire d'Ambohitsorohitra a appelé « à la poursuite des négociations », mais comme condition à cette volonté d'écouter, surtout l'Opposition, la cessation des manifestations de rue.

Misaina Rakotondratsima

L'Express de Madagascar/04/01/2012