"France/Afrique : il faut que ça change", "Pas de criminels à la tête du Congo Brazzaville", "Sassou dictateur", indiquaient certaines banderoles brandies par des manifestants qui ont marché entre la Place de la Bastille et la Place de la République.
"Il était tout à fait normal que nous fassions cette manifestation pour sensibiliser l'opinion nationale et internationale sur la crise politique que connaît le Congo. Nous sommes également venus ici dire au pouvoir congolais que cette crise ne peut se résoudre que par une rencontre autour d'une table de tous les fils et toutes les filles du Congo", a déclaré à la PANA Raphaël Goma, un des organisateurs de la marche.
Selon M. Goma qui anime le Conseil de la diaspora congolaise pour la restauration de la démocratie (Codicord), la "concertation inclusive" entre tous les Congolais devrait permettre de revenir aux acquis de la conférence nationale organisée en 1991 au Congo.
"Le dialogue entre Congolais devrait d'autre part conduire à la mise en place d'une Commission Vérité et réconciliation nationale, à l'image de celle de l'Afrique du Sud. En un mot, nous voulons le retour de la démocratie pluraliste au Congo", a poursuivi l'opposant congolais.
La marche pacifique, organisée à l'appel du Codicord, de la Plate-forme contre la corruption et l'impunité (PPCI) et du Groupe de réflexion, entre dans une série de manifestations lancée depuis plusieurs semaines par des acteurs de la société et des opposants congolais.
Dans le cadre de ce programme d'activités, une journée d'information et de mobilisation sur la situation politique au Congo a été organisée le 14 novembre à Paris.
"Les manifestations ne faibliront pas. Nous comptons même en accélérer la cadence jusqu'en 2010 afin de contraindre Sassou à devenir raisonnable. Nous allons particulièrement continuer à nous mobiliser pour obtenir la libération du général MBaou, arbitrairement incarcéré à Brazzaville", a souligné Patrick Eric Mapmpouya, autre opposant présent à la manifestation.
Revenu au pouvoir en 1999, Dénis Sassou N'Guesso a été réélu en juillet dernier pour un nouveau mandat de cinq ans, dans des conditions contestées par ses adversaires politiques. L'opposition congolaise, qui n'a pas réussi à se mettre d'accord sur une candidature unique lors de la présidentielle, s'est structurée au sein du Front unique de l'opposition congolaise (FUPO).
Paris - 21/11/2009
Pana
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