Prestation de serment de Yayi et d'Issoufou - Alors que la Côte d'Ivoire connaît le pire, alors que l'hallali sonne pour Laurent Gbagbo qui, malgré les apparences de kamikaze, n'a pas vocation de martyr. Alors que le cas ivoirien donne encore de l'actualité à l'immaturité des Africains pour la démocratie, évoquée il y a plus de 20 ans par l'alors maire de Paris, Jacques Chirac, deux pays s'apprêtent à effectuer une alternance, ou plutôt l'un connaît un passage de témoin au sommet et l'autre la continuité après un scrutin querellé, certes, mais démocratique : le Niger et le Bénin. Hier en effet, dans l'ex-Dahomey, Thomas Boni Yayi a prêté serment pour son second et ultime mandat à la tête du pays. Cinq ans, jour pour jour, après son plébiscite ou plutôt le vote-sanction des Béninois, les électeurs ont préféré encore confié leur destin à l'ex-président de la BOAD. Même s'il s'agit là d'une victoire à polémique.