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Feb 10th
Afrique Ouest Sénégal Sénégal: Fin de stage pour 43 danseurs africains au Sénégal

Sénégal: Fin de stage pour 43 danseurs africains au Sénégal

Dakar, Sénégal - Quarante-trois danseurs de 20 pays d’Afrique ont présenté vendredi dans la soirée, un spectacle de fin de stage de deux mois (du 4 avril au 11 juin) à l’Ecole des sables créée et dirigée par la chorégraphe sénégalaise d’origine béninoise, Germaine Acogny, sise à Toubab Dialaw, à environ 50 km au sud de Dakar. Les danseurs sont venus d’Afrique du Sud, du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, de Centrafrique, du Congo, du Gabon, du Ghana, de la Guinée et de la Guinée Equatoriale, entre autres. D’autres danseurs sont venus du Kenya, de Madagascar, du Mali, du Mozambique, du Nigeria, de la RD Congo, du Tchad, du Togo, de l’Ouganda et du Sénégal.

Une heure durant, les stagiaires ont tenté de restituer dans la bonne humeur, ce qu’ils ont appris pendant deux mois, au cours d’une rencontre intitulée: 'Correspondances danses africaines/danses hip-hop', sous la direction de Germaine Acogny, de son fils Patrick Acogny et d’Olivier Lefrançois.

Selon Patrick Acogny, ce 13ème stage de formation professionnelle en danses traditionnelles et contemporaines d’Afrique s’adressait à des danseurs traditionnels ayant très peu de contact avec la danse contemporaine ou pas du tout et à des danseurs contemporains,  connaissant ou maîtrisant parfaitement les danses traditionnelles de leurs pays et à des danseurs hip-hop.

'Dans ce centre international de danses traditionnelles et contemporaines d’Afrique qu’est l’Ecole des sables, le but est de faire passer les messages de l’Afrique', a indiqué M. Acogny, ajoutant que l’objectif de la rencontre était de créer des liens entre les danseurs afin de les amener à former un réseau pour pouvoir collaborer et initier des projets ensemble.

Selon lui, les danses hip-hop sont un mode d’expression et un langage universel pour les jeunes du monde entier.

'Elles sont une réponse urbaine et contemporaine aux problèmes, défis et bouleversements des sociétés et puisent leurs racines dans les cultures du monde et notamment africaines', a-t-il indiqué.

'La spécificité du stage 2011 était de renouer, explorer, déconstruire et réinventer les correspondances entre les danses traditionnelles et contemporaines et les danses hip-hop', a expliqué M. Acogny.

Selon lui, il s’agissait d’amener les danseurs africains, quelle que soit leur spécialité de base, et qui sont intéressés par les formes chorégraphiques multiples du hip-hop et des danses africaines contemporaines, à se rencontrer pour un échange, une émulation et une inspiration mutuelle, pour créer une danse innovante et originale qui dépasse les frontières identitaires et pose de nouveaux jalons pour la danse de demain.

Pour sa part, Germaine Acogny a indiqué que l’un des critères de sélection des stagiaires est qu’ils connaissent des danses traditionnelles de leurs pays.

'Ensuite, nous leur apportons des outils contemporains', a-t-elle ajouté.

'Puisque les politiques n’arrivent pas à réunir l’Afrique, nous allons le faire par la danse', a martelé la chorégraphe qui a trouvé là le sens de la devise: 'L’Afrique par la danse'.

Selon Madame Acogny, 'après leur séjour à l’Ecole des sables, nous tentons de trouver d’autres stages aux participants et de les aider à réaliser des projets de création'.

Depuis 1998, l’Ecole des sables organise plusieurs stages par an, accueillant chacun une quarantaine de participants.

En dehors de ces stages, d’autres sessions sont également organisées à l’intention des professionnels.

Parmi ces sessions, on compte le stage professionnel international de danses africaines intitulé: 'Croisement des chemins», prévu du 18 au 27 juillet.

Cette rencontre sera ouverte aux danseurs du monde entier et permettra de découvrir la richesse, la variété, la complexité et l’énergie spécifique des danses traditionnelles et contemporaines de l’Afrique.

Il permettra également la rencontre et l’échange entre danseurs de toute l’Afrique et du monde entier.

Pana 12/06/2011