Les derniers développement mettent en danger la vie de millions de personnes à travers le monde, a averti M. Nabarro, s'adressant vendredi aux journalistes accrédités auprès des Nations Unies, à New York.
Contrairement à l'année dernière où le Programme alimentaire mondial avait reçu des contributions record de l'ordre de cinq milliards de dollars des Etats-Unis, cette année, elles sont inférieures aux deux tiers, selon M. Nabarro.
Il a invité les pays donateurs à "donner plus" pour aider le PAM à faire face à son déficit.
Il a accueilli avec satisfaction l'engagement pris par le G-8, qui s'est réuni du 8 au 10 juillet en Italie, à financer la sécurité alimentaire dans les trois prochaines années à hauteur de 20 milliards de dollars.
Selon lui, "il y a un grand besoin en fonds, en particulier, au moment où il apparaît que le changement climatique a un impact négatif sur les petits agriculteurs"
Pour M. Nabarro, "le lien est clair entre la production alimentaire et l'impact potentiel du changement climatique qui affecte les personnes les plus démunies".
Suite au changement climatique, "les efforts mondiaux doivent être orientés vers des stratégies spécifiques aux régions et des mesures de protection supplémentaires pour assurer la sécurité de la production alimentaire", a-t-il estimé.
Selon un récent rapport du Programme alimentaire mondial (PAM), 1.02 milliard de personnes sont sous-alimentées.
Ce chiffre aurait augmenté depuis la crise alimentaire et financière internationale, a indiqué M. Nabarro.
L'objectif du PAM en 2009 est de fournir une aide alimentaire à 105 millions de personnes dans 74 pays.
Par ailleurs, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a affirmé que les prix élevés des denrées alimentaires affectaient les pays en développement, malgré la chute des prix des denrées sur le marché mondial et de bonnes récoltes de céréales.
Selon le rapport de la FAO sur la situation de l'alimentation et les perspectives de récoltes, les prix actuels dépassent de loin ceux de l'année dernière.
La FAO a constaté que dans 27 pays africains sub-sahariens, 80 à 90 pour cent des prix des céréales restaient supérieurs à 25 pour cent des prix pratiqués avant la crise alimentaire, il y a deux ans.
Selon le rapport, "la question de la cherté des denrées alimentaires continue à susciter des inquiétudes par rapport à la sécurité alimentaire des populations vulnérables vivant en milieu urbain et rural, étant donné que ces groupes dépensent une grande partie de leurs revenus dans l'alimentation".
La FAO a également averti que 30 pays étaient en crise et avaient besoin d'assistance en raison de désastres naturels, de l'insécurité et de problèmes économiques.
La FAO doit organiser au mois de novembre un sommet mondial sur l'alimentation à son siège, à Rome, pour élaborer des programmes permettant d'éradiquer la faim et d'améliorer la gouvernance du système agricole international.
New York - 18/07/2009
Pana
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