"Sur environ 120 milliards de dollars d'APD, l'Afrique a reçu, en 2008, près de 26 milliards de dollars. Je rappelle que les Etats riches s'étaient engagés, en 2005 à Gleneagles, à verser à l'Afrique 50 milliards de dollars supplémentaires chaque année", a-t-il dit, lors d'une journée de discussions sur les nouveaux paradigmes de la coopération au développement.
Présentant son appréciation de la mise en ?uvre de la Déclaration de Paris sur l'APD, M. Bio-Tchané, ancien ministre des Finances du Bénin, a déploré l'absence de coordination entre les différents bailleurs du fonds.
"Sur 9.000 missions effectuées dans les pays bénéficiaires en 2008 par les bailleurs de fonds, seules 1.000 ont été coordonnées, ce qui représente environ 20%. C'est donc dire qu'on n'est loin des principes énoncés dans la Déclaration de Paris", a encore regretté M. Bio-Tchané, qui fut également directeur Afrique du Fonds monétaire international (FMI).
Il a en outre déploré le temps important consacré par les fonctionnaires des Etats bénéficiaires aux missions de suivi- évaluation effectuées par les bailleurs de fonds.
"Le personnel de service aussi stratégique que la Santé consacre une partie importante de jours de travail à recevoir des missions ou à rédiger des rapports. Cette situation ne contribue pas à l'efficacité de l'APD", a encore dit le président de la BOAD.
De nombreuses ONG du Nord et du Sud dénoncent les promesses d'augmentation de l'aide non tenues par les bailleurs de fonds, les accusant de mobiliser plus facilement de l'argent pour financer des banques du Nord en difficulté.
Les ONG reprochent à plusieurs pays du G-8, dont les Etats-Unis, la France et l'Allemagne, d'être encore loin des 0,7% du Produit intérieur brut (PIB) consacré à l'aide.
Paris - 19/11/2009
Pana
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